Les baskets pas si vertes de Federer
Lieux de Tournage
Katakana, Gujarat, Inde (culture du ricin).
Marseille, France (transformation chimique du ricin en polymère sur le site Arkema).
Ho Chi Minh-Ville, Vietnam (fabrication des chaussures dans l'usine Pro Well en zone industrielle Long Can).
Zurich, Suisse (siège de On Running).
Lausanne, EPFL, Suisse (laboratoire de recherche sur les polymères biodégradables).
Principaux intervenants
Anne Pélouas, spécialiste des polymères.
David H., enquêteur spécialisé textile de l'ONG Public Eye.
Jeremy Lothar Baché, chercheur à l'EPFL sur les polymères biodégradables.
Lucien Calando et Annie Calando, riverains de l'usine Arkema à Marseille.
Vishnou Baï et Savita Ben, agriculteurs cultivant le ricin à Katakana, Gujarat
Trois ouvrières anonymes de l'usine Pro Well au Vietnam
Axes traités
La chaussure Cloud Neo vendue comme recyclable ne l'est pas encore deux ans après son lancement.
La transformation du ricin en polymère nécessite des procédés chimiques dangereux, sur le site marseillais Arkema classé Seveso haut, qui est entouré d'habitations.
La fabrication des baskets de On Running, tant pour les matières premières, en Inde, que pour la confection au Vietnam, soulève des problèmes éthiques et environnementaux manifestes.
Chez "On Running", le greenwashing fait partie intégrante de la stratégie de marque.
Chiffres clés
8000 kilomètres séparent les champs de ricin indiens du siège de On Running.
28000 kilomètres sont parcourus par une chaussure Cloud Neo pour un seul cycle théorique de recyclage.
220 euros par mois: les ouvrières vietnamiennes qui fabriquent les baskets sont payées bien en deçà du salaire minimum vietnamien (450 francs).
1000 chaussures recyclées à l'été 2024, deux ans après le lancement de la Cloud Neo.
Citations
Anne Pélouas, spécialiste des polymères: "Ce sont des pratiques commerciales qui ne devraient pas être autorisées."
Anne Pélouas: "La circularité n'existe pas actuellement pour le plastique conventionnel, il n'y a pas de cycle de vie, c'est une chaîne de vie."
Jeremy Lothar Baché, chercheur EPFL: "La vraie solution ce n'est pas d'attendre qu'une compagnie fasse les choses parce qu'ils sont gentils, ça serait d'induire un système où ils soient obligés pour se faire de l'argent de faire les choses de manière durable."
Voir aussi